Cette page décrit précisément d'où viennent nos chiffres, comment nous les calculons et — surtout — comment les lire sans leur faire dire ce qu'ils ne disent pas.
La source : une base officielle unique
Toutes les statistiques du site proviennent d'une seule source : la base statistique communale de la délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie nationales, produite par le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) du Ministère de l'Intérieur et publiée en donnée ouverte sur data.gouv.fr sous Licence Ouverte / Open Licence 2.0.
- Millésime utilisé : 2025 (fichier produit le 25 juin 2026, géographie communale 2026).
- Période couverte : 2016 à 2025, soit 10 années.
- Maille : chaque commune de France (y compris outre-mer), ainsi que les agrégats départementaux, régionaux et national publiés par le SSMSI.
- Indicateurs : 15 indicateurs (cambriolages de logement, violences physiques, violences sexuelles, vols liés aux véhicules, destructions et dégradations, stupéfiants, escroqueries…), chacun avec son unité de compte officielle (infraction, victime, véhicule, mis en cause).
Nous n'utilisons aucune autre source de chiffres : pas d'articles de presse, pas de faits divers, pas d'estimations maison.
Ce que mesurent (et ne mesurent pas) ces chiffres
La base recense des faits enregistrés par les services de police et de gendarmerie : plaintes, interventions, constatations. C'est la mesure officielle la plus fine disponible, mais elle comporte des limites connues, que nous rappelons sur chaque page :
- Tous les faits ne sont pas signalés. Une partie de la délinquance n'apparaît pas dans les statistiques (le « chiffre noir »). La propension à porter plainte varie selon le type d'infraction — élevée pour les cambriolages (utile pour l'assurance), plus faible pour d'autres atteintes.
- Un enregistrement n'est pas une condamnation. Les chiffres décrivent des faits constatés ou déclarés, pas l'issue judiciaire.
- Les évolutions peuvent refléter l'activité des services. Une hausse peut traduire davantage de faits, mais aussi davantage de dépôts de plainte ou une action plus intensive (c'est notamment le cas des indicateurs de stupéfiants, qui mesurent des mis en cause : plus de contrôles = plus de mis en cause, à réalité constante).
- Le lieu est celui de l'enregistrement du fait, pas nécessairement le domicile des personnes concernées. Les communes touristiques ou très commerçantes peuvent présenter des taux rapportés à leur population résidente mécaniquement plus élevés.
Le taux pour 1 000 : notre règle d'affichage systématique
Un nombre brut ne veut rien dire seul : 50 faits dans une ville de 100 000 habitants et dans un bourg de 2 000 habitants ne décrivent pas la même réalité. C'est pourquoi chaque nombre affiché sur ce site est systématiquement accompagné de son taux pour 1 000 habitants — jamais l'un sans l'autre.
- Pour la quasi-totalité des indicateurs, le taux rapporte le nombre de faits à la population municipale INSEE de la commune (dernier millésime disponible).
- Pour les cambriolages de logement, le taux officiel est rapporté à 1 000 logements (source INSEE), plus pertinent pour cet indicateur. Nous l'indiquons explicitement à chaque affichage.
Les taux affichés sont ceux publiés par le SSMSI ; nous les recalculons par ailleurs à partir des nombres et des populations pour vérifier la cohérence de notre traitement.
Le secret statistique : pourquoi certaines cases affichent « donnée non communiquée »
Quand le nombre de faits est très faible, le ministère ne diffuse pas le chiffre exact
(mention ndiff dans la base). Cette règle protège à la fois la vie privée des
personnes concernées et la fiabilité statistique : sur de petits effectifs, un chiffre exact
serait trompeur.
- Nous affichons alors « donnée non communiquée (faible effectif) », avec, quand le ministère la fournit, la valeur lissée (moyenne pluriannuelle) comme ordre de grandeur.
- Nous ne cherchons jamais à reconstituer un chiffre masqué, par aucun recoupement.
- Pour une lecture plus robuste, nous renvoyons vers l'échelon supérieur (intercommunalité, département), où les effectifs sont suffisants.
Nos seuils de publication : un filtre de pertinence
Publier une page de statistiques pour un hameau de 200 habitants n'aurait pas de sens : la quasi-totalité des indicateurs y relèverait du secret statistique, et le moindre fait isolé y ferait exploser les taux. Nous appliquons donc des seuils :
- Plus de 2 000 habitants : page dédiée à la commune.
- De 500 à 2 000 habitants : la commune est présentée au sein de la page de son intercommunalité (EPCI), échelle statistiquement plus solide.
- Moins de 500 habitants : renvoi direct vers la page de l'intercommunalité.
Comparaisons, évolutions et percentiles
- Comparaisons territoriales : chaque taux communal est mis en regard des taux de son département, de sa région et de la France, issus des bases officielles départementale, régionale et nationale du SSMSI (mêmes définitions, même millésime).
- Évolutions : calculées sur les taux (et non les nombres bruts) entre la dernière année et l'année de référence (5 ou 10 ans plus tôt), uniquement quand les deux bornes sont diffusées.
- Communes comparables : le positionnement d'une commune (percentile) est calculé au sein des communes de la même tranche de population, jamais toutes communes confondues — comparer Rennes à un bourg n'aurait pas de sens.
Notre posture éditoriale
- Nous ne qualifions jamais une commune de « dangereuse » ou de « sûre » : nous publions des taux, des évolutions et des comparaisons, avec leurs limites.
- Nous ne publions aucun contenu nominatif : pas de personnes, pas d'adresses, pas d'affaires en cours.
- Nous n'établissons aucun lien de causalité entre ces statistiques et les caractéristiques sociales ou démographiques d'une population. Quand un élément de contexte est utile (densité, tourisme, part de résidences secondaires), il est présenté comme une clé de lecture, jamais comme une explication.
- Le contenu de ce site est original ; il ne réécrit ni la presse ni les faits divers.
Mise à jour
Le SSMSI publie la base communale une fois par an. Le site est intégralement reconstruit à chaque publication ; le millésime et la date du fichier source sont affichés en pied de chaque page. Une erreur à nous signaler ? Écrivez-nous via la page à propos.